Depuis le 1er janvier 2026, la France est devenue le premier pays européen à interdire les PFAS dans les cosmétiques. Ces substances chimiques, surnommées « polluants éternels » parce qu’elles ne se dégradent pratiquement jamais dans l’environnement, étaient jusqu’ici présentes dans de nombreux soins de la peau, maquillages, produits capillaires ou articles de rasage. La mesure découle de la loi n° 2025-188 du 27 février 2025, qui organise une sortie progressive des PFAS de plusieurs familles de produits de consommation.
Concrètement, la loi interdit désormais la fabrication, l’importation, l’exportation et la mise sur le marché de produits cosmétiques contenant intentionnellement des PFAS. Un décret d’application fixe des seuils de traces résiduelles tolérées : 25 parties par milliard (ppb) par substance PFAS prise isolément, 250 ppb pour la somme de ces substances, et 50 parties par million lorsque des polymères sont pris en compte. Ces marges existent car l’élimination totale et immédiate de toute trace est techniquement impossible pour l’industrie.
Quels produits sont concernés ?
Le texte vise en priorité les cosmétiques, les fards et vernis, les produits capillaires, les soins d’hygiène et les mousses à raser. Au-delà de la beauté, la même loi prévoit une interdiction progressive touchant aussi les vêtements, les chaussures et les farts de ski, deux autres secteurs où les PFAS servaient à l’imperméabilisation ou à la résistance aux taches.
Cette approche fait écho à une tendance de fond du secteur : les marques doivent déjà composer avec de nouvelles obligations sur les étiquettes et emballages de leurs produits, ainsi qu’avec un encadrement plus strict des allégations environnementales affichées sur les emballages. Le secteur cosmétique traverse ainsi une vague réglementaire inédite, qui touche à la fois la composition des produits, leur étiquetage et leur communication.
Ce qui change pour les consommateurs
- Les produits déjà mis sur le marché avant le 1er janvier 2026 peuvent continuer à être vendus et utilisés pendant encore douze mois, le temps que les stocks s’écoulent.
- Les nouvelles formulations mises en vente après cette date doivent respecter les seuils résiduels fixés par décret, sous peine de retrait du marché.
- Les grandes marques, y compris celles qui misent sur le marketing beauté comme Rhode, la marque de Hailey Bieber récemment arrivée chez Sephora, doivent désormais intégrer cette contrainte réglementaire dans la formulation de leurs futurs lancements en France.
Pour le grand public, l’enjeu reste largement invisible au moment de l’achat : aucune mention spécifique « sans PFAS » n’est obligatoire sur l'emballage, et il faudra du temps avant que les consommateurs puissent vérifier eux-mêmes la composition exacte d’un produit. Les associations de consommateurs saluent néanmoins une avancée, tout en rappelant que l’Union européenne prépare, de son côté, une interdiction plus large des PFAS à l’échelle du marché unique, encore en discussion.
Questions fréquentes
Qu’est-ce qu’un PFAS exactement ?
Il s’agit d’une famille de plusieurs milliers de substances chimiques synthétiques, utilisées pour leurs propriétés imperméabilisantes et résistantes à la chaleur. Elles sont qualifiées de « polluants éternels » car elles se dégradent extrêmement lentement dans l’environnement et l’organisme.
Puis-je encore trouver des cosmétiques contenant des PFAS en rayon ?
Oui, temporairement. Les produits fabriqués avant le 1er janvier 2026 peuvent rester en vente jusqu’à douze mois après cette date, le temps que les stocks existants soient écoulés.
Cette interdiction concerne-t-elle toute l’Union européenne ?
Non, pour l’instant seule la France a légiféré sur ce sujet au niveau national. Des discussions sont en cours au niveau européen pour un encadrement plus large des PFAS, mais aucun texte commun n’est encore entré en vigueur.
Sources
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale






