Crème de jour, parfum, gel douche ou soin capillaire : les produits de beauté qui remplissent nos salles de bains changent discrètement de visage. Entre le nouvel étiquetage des allergènes devenu obligatoire fin juillet, un règlement européen sur les emballages entré en application à la mi-août, et l’interdiction des PFAS actée depuis janvier, l’industrie cosmétique vit une année 2026 particulièrement dense sur le plan réglementaire. Voici ce que ces évolutions changent concrètement, au-delà des textes juridiques.

Des étiquettes bien plus bavardes sur les allergènes

Depuis le 31 juillet 2026, les industriels ne peuvent plus mettre sur le marché européen de nouveaux produits cosmétiques dont l’étiquette ne respecte pas les nouvelles règles d’affichage des allergènes de parfum. Concrètement, le nombre de substances à mentionner obligatoirement passe d’une vingtaine à plus de 80 allergènes, dès que leur concentration dépasse un seuil très bas (0,001 % pour les produits sans rinçage, 0,01 % pour les produits rincés comme les shampoings). Les flacons déjà en rayon avant cette date pourront continuer à être vendus jusqu’en 2028, ce qui explique que les anciens et les nouveaux emballages vont cohabiter un moment sur les étagères.

Cette transparence accrue répond à une demande ancienne des associations de consommateurs et des dermatologues, qui réclamaient un étiquetage plus complet pour les personnes allergiques ou aux peaux sensibles. Un peu à la manière des évolutions imposées récemment aux artisans à domicile sur l’affichage des prix, l’objectif reste le même : donner au consommateur une information claire avant l’achat.

Des emballages appelés à maigrir

Autre chantier de taille : le règlement européen sur les emballages et les déchets d'emballages (PPWR), dont la majorité des obligations s’appliquent depuis le 12 août 2026. Le secteur cosmétique et de l’hygiène, qui représente environ 15 % du marché des emballages en Europe, est directement concerné : recyclabilité renforcée, incorporation de matières recyclées, réduction du poids et du volume des contenants, et documentation de conformité accessible aux autorités de contrôle.

Pour les marques, cela signifie revoir des packagings parfois pensés depuis des années : moins de suremballage, des flacons multicouches repensés pour rester recyclables, et davantage de formats rechargeables. Un mouvement de fond qui n’est pas sans rappeler d’autres réformes protectrices pour les consommateurs, comme la fin annoncée de Bloctel au profit d’un système d’opt-in pour le démarchage téléphonique.

Le rappel de l’interdiction des PFAS

Ces nouveautés s’ajoutent à une mesure déjà en vigueur depuis le 1er janvier 2026 : l’interdiction de fabriquer, importer ou commercialiser des cosmétiques contenant des PFAS, ces composés chimiques persistants surnommés « polluants éternels ». Sont notamment concernés certains fonds de teint, mascaras longue tenue ou eyeliners waterproof qui utilisaient des agents fluorés pour améliorer leur résistance à l’eau.

  • Étiquetage allergènes : obligatoire pour les nouveaux produits depuis le 31 juillet 2026, écoulement des anciens stocks toléré jusqu’en 2028.
  • Emballages (PPWR) : nouvelles obligations de recyclabilité et de réduction depuis le 12 août 2026.
  • PFAS : interdiction en vigueur depuis le 1er janvier 2026, avec des dérogations limitées pour certains usages professionnels.
  • Contrôles : la DGCCRF vérifie la conformité des étiquettes sur le marché français, avec des sanctions pouvant aller jusqu’au retrait des produits.

Pour les consommatrices et consommateurs, ces changements se traduiront progressivement par des routines beauté plus transparentes, mais aussi par quelques ajustements de prix ou de contenance le temps que les marques amortissent leurs investissements. Un rituel bien-être comme un soin à la kératine pourrait ainsi, dans les mois qui viennent, afficher une liste d’ingrédients sensiblement différente sur son flacon.

Questions fréquentes

Dois-je jeter mes produits de beauté actuels ?

Non. Les produits déjà mis sur le marché avant le 31 juillet 2026 peuvent continuer à être vendus et utilisés jusqu’en 2028, la nouvelle réglementation ne s’appliquant qu’aux nouvelles mises sur le marché.

Qu’est-ce que le PPWR change concrètement pour l'emballage d’un parfum ou d’une crème ?

Les fabricants doivent revoir la recyclabilité de leurs contenants, réduire le poids et le volume superflu, et documenter la conformité de leurs emballages, ce qui peut se traduire par des flacons plus simples ou des recharges plus fréquentes.

Quels produits sont concernés par l’interdiction des PFAS ?

Principalement les cosmétiques longue tenue comme certains fonds de teint, mascaras waterproof, eyeliners ou poudres qui utilisaient des composés fluorés pour leur résistance à l’eau et leur tenue prolongée.

Sources

Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale