La robotique médicale franchit une nouvelle étape en France. Le géant industriel japonais Kawasaki Heavy Industries a inauguré, lundi 7 septembre 2026, son tout premier centre de recherche et développement en Europe à Strasbourg, au sein de l’Institut de recherche contre les cancers de l’appareil digestif (Ircad). Baptisé Kawasaki Innovation Centre Europe (KIC-EU), ce nouveau site a pour mission de concevoir la prochaine génération de robots destinés aux blocs opératoires.

Strasbourg, troisième pièce d’un puzzle mondial

Le KIC-EU vient compléter un dispositif jusqu’ici circonscrit à deux implantations : l’une à San Jose, en Californie, l’autre à Kobe, berceau historique du groupe au Japon. Les trois centres ont vocation à travailler de concert sur la robotique chirurgicale, l’intelligence artificielle appliquée à la santé et les technologies destinées aux établissements hospitaliers. Pour Kawasaki, dirigé par Yasuhiko Hashimoto, le choix de la France n’a rien d’anodin : le groupe mise sur l’expertise reconnue de l’Ircad pour accélérer des projets encore balbutiants dans un secteur où, selon ses responsables, la robotisation a jusqu’ici peu progressé.

Un partenariat avec l’institut fondé par Jacques Marescaux

Créé en 1994 par le chirurgien Jacques Marescaux, l’Ircad s’est imposé comme une référence internationale dans la formation et la recherche en chirurgie mini-invasive. C’est dans ses murs qu’une trentaine de développeurs et chercheurs spécialisés en intelligence artificielle vont désormais travailler aux côtés des équipes japonaises. Cette collaboration s’inscrit dans un mouvement plus large d’adoption de l’IA par le monde médical, un mouvement mondial d’adoption de l’intelligence artificielle grand public, à l’image de ChatGPT, qui touche désormais des domaines hautement techniques comme la chirurgie assistée.

Thermoablation, robots endoluminaux et assistants humanoïdes

Concrètement, plusieurs pistes de développement ont été présentées lors de l’inauguration :

  • Des robots capables de détruire des tumeurs par thermoablation, une technique qui utilise la chaleur pour éliminer les cellules cancéreuses ;
  • Des robots dits « endoluminaux », conçus pour intervenir par les voies naturelles (bouche ou rectum) afin d’opérer des tumeurs du tube digestif sans incision lourde ;
  • Des robots humanoïdes destinés à assister les chirurgiens au bloc opératoire, par exemple en leur apportant directement les instruments nécessaires pendant l’intervention.

Ces travaux s’appuient sur l’expérience déjà acquise par Medicaroid, filiale de Kawasaki spécialisée dans la robotique médicale, qui a mis au point le robot chirurgical Hinotori. Dans un secteur où la chirurgie orthopédique reste l’une des interventions les plus courantes, l’enjeu est de rendre ces technologies suffisamment fiables et abordables pour sortir des laboratoires et entrer durablement dans les hôpitaux.

Un encadrement encore à construire

L’essor de la robotique et de l’IA en santé pose aussi la question de l’encadrement réglementaire de ces nouveaux outils. À l’échelle européenne, la question rejoint celle, plus large, de la confiance dans les technologies pilotées par IA, à l’image de l’obligation d’étiquetage des contenus générés par IA récemment entrée en vigueur en Europe. Pour les robots médicaux, aucune règle spécifique n’a pour l’instant été annoncée à Strasbourg, mais les équipes de l’Ircad et de Kawasaki assurent vouloir associer les autorités sanitaires dès les premières phases de recherche.

Une vitrine pour la high-tech alsacienne

Au-delà du symbole, l’arrivée du KIC-EU consolide la place de Strasbourg comme pôle d’attractivité pour les industriels étrangers de la santé numérique. La ville espère ainsi capter une partie des investissements et des emplois qualifiés générés par la recherche en robots médicaux, dans un contexte où la France cherche à peser davantage face aux États-Unis et à l’Asie sur les technologies de rupture appliquées à la médecine.

Questions fréquentes

Qu’est-ce que le Kawasaki Innovation Centre Europe (KIC-EU) ?

Il s’agit du premier centre de recherche et développement que le groupe japonais Kawasaki Heavy Industries installe en Europe. Implanté à Strasbourg au sein de l’Ircad, il est dédié à la conception de nouveaux robots médicaux.

Quels types de robots médicaux sont visés par ce centre ?

Les équipes travaillent notamment sur des robots de thermoablation de tumeurs, des robots endoluminaux capables d’opérer par les voies naturelles, et des robots humanoïdes assistants pour les blocs opératoires.

Pourquoi Kawasaki a-t-il choisi Strasbourg pour ce centre ?

Le groupe s’appuie sur la réputation internationale de l’Ircad, institut de recherche fondé en 1994 par le chirurgien Jacques Marescaux et spécialisé dans la chirurgie mini-invasive et la formation médicale.

Sources

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Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale