Les universités de Yale et de Columbia viennent de publier leur classement annuel de l’Indice de Performance Environnemental (IPE). La France est cinquième, tandis que l’Europe remplit sans surprise les 10 premières places du classement.

Le classement

L’IPE est un outil très utile pour suivre l’évolution des politiques environnementales. Basé sur 32 critères différents rassemblés en 2 grandes catégories, il fait appel aux données de très nombreux organismes, ONG et instituts d’observation en particulier. Il est possible de voir non seulement le score et le classement d’un pays particulier dans chaque catégorie, mais aussi le classement mondial dans chaque catégorie et sous-catégorie, avec des explications. Cliquez ici pour y accéder.

En outre, le site donne accès à un résumé explicatif muni de graphiques, ainsi qu’à un appendice technique où sont précisés tous les barèmes et les sources.

Sans surprise, les pays d’Europe de l’Ouest se trouvent en tête du classement, avec le Danemark (1è place), le Luxembourg (2è place) et la Suisse (3è place) en tête, et le Portugal (22è) dans le rôle du mauvais élève. L’Asie entre dans le classement avec le Japon (12è), le Moyen-Orient avec Israël (29è), l’Afrique avec les Seychelles (38è) et l’Amérique du Sud avec le Chili (44è). Les USA sont à la 24ème place et la Chine à la 120ème ; la dernière place est occupée par le Liberia.

Quant à la France, elle est cinquième du classement, avec un indice total de 80. 9ème en vitalité de l’écosystème, on se démarque surtout avec la quatrième place en changement climatique, et la première place dans la sous-catégorie des émissions polluantes.

Nuances

L’étude parvient à la conclusion, une fois de plus, que les pays riches sont les plus à même d’investir dans une politique environnementale ambitieuse.

Ces résultats sont cependant à prendre avec des pincettes. D’abord, l’indice n’est pas donné relativement à des critères écologiques extérieurs, mais relativement aux scores des autres pays : c’est ce qui permet par exemple à la France d’avoir un 100 % en termes d’émissions polluantes. Par ailleurs, plusieurs critères (comme la production de CO²) sont relatifs aux données des années précédentes du même pays, et non à des données objectives.

Le mieux à faire, si la question vous intéresse, reste donc de comparer les chiffres et de consulter les sources.

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